Bilan lipidique

Le bilan lipidique va mesurer dans le sang les quantités des deux principaux types de lipides : le cholestérol et les triglycérides. Pour le cholestérol, le dosage comprend le cholestérol total et le cholestérol sous forme de LDL-cholestérol (mauvais cholestérol) et de HDL-cholestérol (bon cholestérol). Son interprétation tient compte de vos antécédents personnels et familiaux ainsi que de certains facteurs de risques associés (tension artérielle, tabagisme, âge, sexe). Il permet d’évaluer les risques athérogènes, c’est à dire le risque de développer des plaques d’athérome sur ses parois artérielles et de ce fait le risque de développer une maladie cardiovasculaire.

Diabète

Son dépistage repose sur le dosage du taux de sucre dans le sang, à jeun = glycémie à jeun. En France, 3.000.000 de personnes sont touchées par le diabète (5 % de la population). Le diabète de type 2 peut évoluer silencieusement puis entraîner de graves problèmes de santé (yeux, reins, cœur, vaisseaux sanguins, système nerveux…). Le dépistage permettra donc de le prendre en charge précocement et d’éviter ces complications.

Interprétation après un jeun de 8 heures (Normes OMS 2006)

En l’absence de grossesse :

  • glycémie < 1,1 g/L : pas en faveur d’un diabète
  • glycémie  ≥ 1,10 g/L et ≤ 1,25 g/L : hyperglycémie modérée en faveur d’un pré-diabète
  • glycémie  > 1,26 g/L : en faveur d’un diabète si constatée lors de 2 prises de sang
  • glycémie > 2 g/L et symptômes de diabète (polyurie, polydipsie, amaigrissement)  : en faveur d’un diabète

Thyroïde

Le diagnostic des hypo ou des hyperthyroidies. la fonction thyroïdienne est évaluée par un dosage de la TSH, hormone dont la fonction principale est la régulation de la synthèse et de la libération des hormones thyroïdiennes. Selon les recommandations, toute TSH perturbée devra être contrôlée avec un dosage de la FT4. Le dosage est à faire le matin.

Insuffisance rénale

Le dosage de la créatinine et estimation du DFG (Débit de Filtration Glomérulaire) reflétant votre capacité rénale de filtration

  • Une Insuffisance Rénale (IR) non diagnostiquée peut engendrer des perturbations en électrolytes avec des risques notamment pour votre système cardiovasculaire
  • L’IR est une maladie largement sous-diagnostiquée qui peut engendrer de multiples conséquences pour l’organisme

Test de grossesse

L’hormone beta HCG (Hormone Chorionique Gonadotrope) est secrétée par le placenta à partir de la nidation de l’embryon dans l’utérus. S’il y a eu fécondation, le taux de HCG dépasse le seuil de positivité à la nidation puis se met à doubler tous les deux jours.

L’HCG est détectable dans le sang dès le 10ème jour suivant l’ovulation.

C’est en effet le temps nécessaire pour qu’apparaisse dans le sang à concentration suffisante la bêta hCG, l’hormone qui signe la grossesse.

Cliquez pour consulter le document sur le teste de grossesse (β-HCG)

VIH

VIH ou virus de l’immunodéficience humaine, est un type de virus qui peut causer une maladie appelée SIDA. Ce virus atteint le système immunitaire, c’est-à-dire les défenses naturelles du corps, et les affaiblit. Le VIH se transmet par les liquides corporels : le sang, le sperme, les sécrétions vaginales et le lait maternel.

Le diagnostic d’une infection à VIH repose au laboratoire sur la détection des anticorps sériques anti-VIH 1 et VIH 2 ainsi que sur la détection de l’antigène p24 par technique ELISA.

A partir de la deuxième semaine (J14-J15), la protéine du VIH p24 ou antigène p24 devient détectable par l’antigénémie p24 ou les tests ELISA combinés.
> A partir de la troisième semaine en moyenne (de deux à cinq), les anticorps anti-VIH deviennent à leur tour détectables.

Le dépistage du HIV en France est un enjeu de santé publique. On estime environ à 30 000 personnes le nombre de sujets HIV + en France ignorant leur séropositivité.

Le lancement récent des autotests HIV en pharmacie répond à cette problématique mais présente toutefois de nombreux handicaps :

  • leur prix onéreux (de 20 à 25 euros) pour toucher une population la plus large possible, parfois en difficulté ou en marge du système de soins
  • leur fiabilité (délai de positivité de 3 mois après la prise de risque contre 2 à 6 semaines pour les tests combinés actuellement effectués en laboratoire, faux négatifs et positifs…)
  • les difficultés liées à leur manipulation (réalisation et interprétation correcte, élimination des déchets infectieux, absence de traçabilité en cas de rappel de lots…)
  • l´absence d´encadrement médical suite à l’annonce du résultat

Bilan IST

Ces dernières années, nous assistons en France à une forte recrudescence des IST, et notamment des gonococcies, de la syphilis et des infections à Chlamydiae trachomatis. Étant donné que les IST sont souvent asymptomatiques, leur dépistage est primordial pour limiter leur transmission et leurs complications à long terme : cancer du foie pour l’hépatite B, sida pour le VIH, stérilité et grossesse extra-utérine pour C. trachomatis…

Cliquez pour consulter le document sur le dépistage des infestions sexuellements transmisibles (IST)

Prostate

Cette substance est fabriquée par la glande prostatique et est retrouvée à l’état normal dans des proportions faibles dans le sang.  La désorganisation de l’architecture du tissu prostatique, retrouvée dans le cancer, est à l’origine d’ un passage plus important de PSA dans la circulation générale. Son taux sanguin est alors plus élevé.
Mais l’
inflammation, l’adénome de prostate (tumeur parfaitement bénigne), l’éjaculation, une intervention sur la prostate sont également des causes d’élévation de PSA, temporaires pour la plupart.
Si l’on peut affirmer de manière générale que plus le chiffre de PSA est élevé, plus le risque de présence de cellules cancéreuses dans la prostate augmente, il faut ajouter qu’un chiffre de
PSA élevé n’est pas spécifique du cancer de la prostate. Il marque simplement la présence d’une anomalie de la prostate, celle-ci peut parfaitement être sans gravité.

Le PSA peut fluctuer au cours du temps : il est donc important de faire un second dosage afin de valider (ou non) une élévation de PSA.
Si le PSA est entre 4 et 10, la réalisation du rapport entre le PSA et le
PSA libre permettra d’orienter sur la conduite à tenir.

  • un rapport supérieur à 25% est en faveur d’une hypertrophie bénigne de la prostate
  • un rapport inférieur à 20% est une indication d’examens complémentaires à réaliser

Infection urinaire : son diagnostic se fait par un Examen Cyto bactériologique des urines ECBU. Comme son nom l’indique, cet examen permet de réaliser sur un échantillon d’urine :

  • une cytologie, c’est à dire l’étude des différents types de cellules retrouvées dans l’urine (hématies (ou globules rouges), leucocytes (ou globules blancs)
  • une bactériologie, c’est à dire la recherche, l’identification et le compte des bactéries pouvant être présentes dans l’urine, après sa mise en culture. Si un germe est identifié, une étude de sa sensibilité à différents antibiotiques est réalisée. Elle guide votre médecin dans sa prescription d’antibiotiques.

Lyme

La maladie de Lyme est due à des bactéries du genre Borrelia, transmises par piqûre de tiques du genre Ixodes. L’agent responsable est un spirochète dont les 12 espèces sont regroupées en un complexe nommé Borrelia burgdorferi sensu lato. En France le taux d’incidence est évalué à environ 40 cas / 100 000 habitants, soit environ 27 000 cas recensés / an.

Le diagnostic courant est indirect : recherche d’IgG et IgM spécifiques de Borrelia sensu lato par ELISA et confirmation par Western-blot des IgG uniquement en cas de positivité.

Limites :

  • Traitement précoce : modification de la cinétique des anticorps avec retard ou même inhibition de l’apparition des IgG
  • Existence de nombreuses réactions croisées, non spécifiques, en particulier pour les IgM. En cause : pathologies dysimmunitaires (LED, PR, etc) ou infections à Tréponèmes, virus d’Epstein Barr, Herpesviridae, HIV etc
  • En zone d’endémie, chez les sujets exposés : présence d’anticorps sans développement de la maladie
  • La présence d’anticorps spécifiques ne permet pas de dater l’infection : on ne peut distinguer infection active, ré infestation ou cicatrice sérologique.

Cliquez pour consulter le document

Cannabis urinaire

Mise en évidence de l’usage par la recherche des métabolites du cannabinol dans les urines. Le délai de détection dans les urines est de 3 à 5 jours (consommation occasionnelle) et de 30 à 70 jours pour un fumeur régulier.

Plus d’informations sur : drogues.gouv.fr

Dépistage cancer colorectal

Près de 95 % des cancers colorectaux sont diagnostiqués après 50 ans, chez les hommes comme chez les femmes. Il s’agit du 2ème cancer le plus meurtrier, détecté tôt il peut être guéri dans 9 cas sur 10. Ce dépistage, recommandé tous les 2 ans, consiste en une recherche de sang dans les selles. Si du sang est trouvé dans les selles lors du test de dépistage, une coloscopie est recommandée. Elle permet de diagnostiquer un cancer colorectal à un stade peu évolué, voire d’éviter un cancer en  mettant en évidence des polypes ou adénomes, avant qu’ils ne dégénèrent en lésions cancéreuses.

Plus un cancer colorectal est détecté tôt, moins les traitements sont lourds et plus les chances de guérison sont importantes.

Bilan anémie

Les personnes atteintes d’anémie peuvent se sentir fatiguées et s’essouffler plus facilement qu’à l’habitude, car leur cœur doit travailler plus fort pour approvisionner leur corps en oxygène. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, 25 % de la population mondiale souffre d’anémie. La moitié de ces cas serait attribuable à une carence nutritionnelle en fer. Les femmes qui ont des menstruations abondantes, les enfants d’âge préscolaire et les femmes enceintes sont les plus à risque d’anémie. Notre panel d’analyses consiste à évaluer la quantité d’hémoglobine dont la diminution signe l’anémie, à compter les globules rouges, évaluer leur taille, et doser la ferritine qui nous permet d’évaluer le stock en fer de votre organisme.

Vitamine D : Elle a une double origine : alimentaire et endogène.

  • 30 à 40 % des besoins quotidiens proviennent de sources alimentaires principalement l’huile de foie de morue, les poissons gras, le jaune d’œuf.
  • Le reste, soit 60 à 70%, provient de la synthèse au niveau cutané sous l’action des rayons UVB du soleil qui transforment le cholestérol en vitamine D3.

La quantité synthétisée est dépendante notamment de l’heure de la journée, de la saison, de la latitude, de la surface exposée, de la pigmentation de la peau et de l’utilisation ou non de crème solaire.
Une exposition de 30 min par jour au soleil est considérée comme suffisante pour couvrir les besoins journaliers en vitamine D. Les populations à risque sont les enfants en période de croissance, les femmes enceintes pendant la période hivernale, les personnes âgées, les insuffisants rénaux et dialysés, et d’une manière générale les personnes ne s’exposant pas du tout au soleil.

Le dosage de la vitamine D s’effectue par une simple prise de sang qui mesure la concentration sanguine en vitamine D totale (D2 + D3). Les valeurs normales recommandées se situent entre 30 et 60 ng/ml.

La vitamine D possède 2 fonctions au sein de l’organisme :

  • assurer l’équilibre entre le phosphore et le calcium de notre organisme en régulant leur absorption au niveau intestinal et leur réabsorption au niveau rénal
  • la minéralisation osseuse du squelette.

Groupe sanguin

Cela consiste à effectuer 2 déterminations de groupe sanguin afin de vous éditer une carte de groupe sanguin. Le groupe sanguin est important si une transfusion doit avoir lieu car le sang transfusé doit être compatible.

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à contacter votre Laboratoire BIOLIA